



Sybil, Lucien et Maya, de LS 1 et LS2, se sont transformés le temps d’un après-midi en experts des usages contemporains de la langue française.
Accompagnés de Mme Descoings, professeur de lettres en LS1, et de Mme de La Vaissière, professeur de philosophie en LS2, ils ont participé à la séance inaugurale des travaux de la Commission d’enrichissement de la langue française consacrés cette année au vocabulaire de l’influence commerciale.
La Commission d’enrichissement de la langue française, dispositif interministériel de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, a pour mission de favoriser la création de termes français nouveaux dans la vie économique, les travaux scientifiques et les activités techniques. Par exemple, savez-vous que fake news dispose d’un équivalent français de plus en plus utilisé dans les médias, « infox » ? Cette Commission tend à diversifier l’origine des spécialistes qui la composent : consciente qu’il existe ds domaines dans lesquels les jeunes aussi peuvent avoir une certaine expertise, elle noue des partenariats avec des établissements ou d’autres instances pour leur permettre de contribuer aux échanges, et cela, afin que cette entreprise de perpétuelle revitalisation de la langue en reflète les différents usages.
A l’initiative de Monsieur Etienne Quillot, chef de cette mission au Ministère de la Culture – que nous remercions vivement ! – les étudiants d’hypokhâgne du lycée Victor Duruy se sont vu proposer de participer aux séances de travail de la commission.
Une dizaine d’étudiant·e·s a apporté sa contribution en amont de la réunion. Après avoir composé 5h en philosophie pour leur concours blanc, Sibyl, Lucien et Maya, ont eu, eux, le
courage et la curiosité d’enchaîner directement sur 1h30 de réunion à distance.
Reels, vlog, meet up, crash test, follower, influenceur, créateur de contenu etc. : autant de termes soumis à la réflexion de nos étudiant·e·s, dans le double but de leur donner une définition et, le cas échéant, de tenter une traduction en langue française. Associé·e·s à des spécialistes divers issus du monde universitaire ou institutionnel (ARCOM, CLEMI…), les étudiant·e·s ont fait leurs premiers pas en travaillant à une définition de « l’influence commerciale », une tâche qui mettrait au défi même les meilleurs spécialistes de la question.
L’occasion pour eux de constater qu’un exercice constamment pratiqué en classe, « définir les termes du sujet », revêt des enjeux majeurs dans la « vraie vie », dans les domaines de l’économie et du droit en particulier.